24 février 2008

If you're going to Massachusets...

J'avais envie, depuis quelques jours, de vous présenter une série que j'ai découverte il ya peu de temps. October Road est une série américaine qui se passe dans la petite ville de Knights Ridge, Massachusets.

fa27e3993ed412f5de467b9cf3914f73.jpgNick Garrett (Bryan Greenberg) a quitté sa ville natale à 18 ans, après le décès de sa mère, pour découvrir l'Europe pensant revenir 6 semaines plus tard. Il a laissé derrière lui sa petite amie Hannah (Laura Prepon), son père, son frère et sa bande de potes. Dix ans et un roman à succès plus tard, il est amené à revenir à Knighst Ridge pour une conférence à l'université. Il se retrouve alors face à son passé et ses fantômes. Le retour est d'autant plus dur qu'en dix ans il n'a pas donné de nouvelles sauf à travers son roman qui dépeind sa ville et ses habitants d'une façon assez peu flatteuse. Il décide de se réinstaller à Knights Ridge pour faire face à ses responsabilités, tenter de reprendre sa place en essayant de reprendre sa vie là où il l'a laissée.

Loin des séries de science-fiction (Heroes, Lost, ...), des séries policières (Les experts, NCIS, New York 911,..) et des séries sur les femmes (Sex & the city, Desperate Housewives,...), October Road a le mérite de proposer quelque chose de simple et de classique.

L'esthétisme de la série (la beauté de la nouvelle angleterre) donne un théâtre plaisant à l'intrigue quotidienne. La série nous parle de rapports humains et d'histoires de famille sous un angle "comme tout le monde". Ce qui peut déplaire à certains m'a beaucoup plu, justement parce que la vie n'est pas une série télé mais plutôt une sorte de patchwork parfois bancale et parfois sans vague.

La première saison a été diffusée en 2007 sur ABC, la saison 2 est en cours. Malheureusement, on sait déjà que la saison 3 n'aura pas lieu, la série ayant été annulée.

21 février 2008

Le projet Sphère Bleue

Marie-Net nous annonçait il y a quelques jours son envie de changer de vie pour un moment et de faire un break sous la forme de voyage. Dans la même idée, je vous présente le projet Sphère Bleue , "Project Blue Sphere" autour d'un homme, son bateau et de son envie de vivre son rêve : naviguer autour de la planète. Alex Dorsey a tout quitté et tout vendu pour s'acheter son voilier Namaste (c'est son petit nom) et partir à la conquête des mers. De l'achat du bateau, aux premières sorties en mer, des tempêtes aux ouragans, puis des USA vers l'Afrique et l'Amérique du Sud, il a tout filmé.

On retrouve sur son site les épisodes vidéos du loup de mer ou son DVD à la vente, de quoi se donner l'envie de faire pareil...ou de rester au chaud chez soi.

11 février 2008

JFK - CDG

Après une semaine exceptionnelle à New York, je reprends la vie parisienne. Mes amis et moi ne pensions pas apprécier notre retour tant notre tentation de rester là-bas était forte mais une expérience particulièrement traumatisante nous a permis d'accepter l'atterissage avec un immense plaisir.

b5b018604b89cff9767f464850e24146.jpgSamedi soir, 23h30, le Boeing 777 qui nous ramène à Paris  va quitter l'aéroport JFK de New York. Il pleut, il fait nuit, ce genre de conditions de décollage n'est jamais agréable... L'avion décolle, amorce un virage sur la gauche pour partir en direction du nord. Nous étions assis sur le côté droit de l'avion, au dessus de l'aile.

A cet instant, une explosion extrêmement puissante, accompagnée d'un bruit de zinc et d'une lumière éblouissante nous a fait bondir le coeur dans la poitrine. Les écrans de télé se sont éteints, l'avion a commendé à tanguer.

En regardant autour de moi j'ai vu les gens sursauter, j'au vu leurs yeux remplis de panique, j'ai entendu leurs cris et leurs chuchotements... Sans même dire un mot nous avons tous compris qu'il se passait quelque chose d'anormal et nous nous sommes dits que nous allions nous écraser dans les minutes suivantes. Il est difficile de décrire ces instants, tant les choses qui passent par la tête sont fugaces et embrouillées. Le pire c'est sûrement le bruit du coeur qui s'emballe sans que l'on puisse le contrôler.

Les minutes sont passées, l'avion s'est stabilisé, les écrans se sont rallumés et j'ai repris confiance. A ce moment, le pilote a pris le micro pour nous annoncer que le vol se passait bien et qu'il n'y avait aucun problème technique. Nous venions juste....d'être foudroyés !

01 février 2008

La boîte à mots est ouverte

Vos commentaires sur ma précédente note m'ont fait plaisir, j'ai l'impression que finalement on est (presque) tous sur le même bateau. Amelimelo, j'ai trouvé que ton avis était particulièrement juste, il a un certain cynisme en nous tous, melé d'un espoir fébrile qui nous donne la force de supporter l'ennui et la frustration.

6d11bd4d7e7b7edf50c80897063468e8.jpgDans quelques heures, je décolle pour New York. Je vais voir comment va le moral de l'autre côté de l'atlantique. Nul doute que le mien risque de prendre de la hauteur... Il y a tant de choses à voir et à faire là-bas.Ca me fera pas mal de choses à vous raconter à mon retour et je promets de rapporter quelques belles photos. En attendant, je vous souhaite à tous un bon week-end, une bonne semaine, je souhaite à ceux qui sont en souffrance de retrouver le sourire (famille, amis, collègues, bloggeurs) et aux autres de le garder.

Je vous propose que cette note soit la votre. Laissez-y autant de commentaires que vous le voulez, anonymes ou non, positifs ou non. Que cette note devienne l'espace d'une semaine, une fenêtre de communication et de liberté.

Je déclare la boîte à mots ouverte.

20 janvier 2008

Into the wild

Hier, je suis enfin allée voir Into the wild, le dernier film de Sean Penn.

J'avais lu pas mal de notes sur ce film, écouté beaucoup d'avis du plus négatif au plus dithyrambique. Je ne m'étais, en revanche, pas plongée dans l'histoire et ne savait pas qu'elle était tirée de faits réels.

L'histoire que raconte ce film est à la fois banale et en même temps exceptionnelle. Christopher McCandless est un jeune homme intelligent qui vient d'être diplômé d'une grande école du sud des Etats-Unis. Quelques jours après son diplôme il quitte tout et part vivre une aventure humaine à travers le pays, sans donner de nouvelles à sa famille et en veillant bien à ne laisser aucune trace. Sur sa route, il fait des rencontres rassurantes (un couple de Hippie, un vétéran,...)mais qui ne l'arrêtent en rien dans son prochain de destination : l'Alaska.

69195cabf9f6d83e05b64bff3b1599ae.jpgLe film est plutôt bien réussi : les images sont belles mais pas trop photographiques non plus( volonté de Sean Penn), les acteurs interprètent à merveille des personnalités touchantes et la prestation d'Emile Hirsch est bluffante. La fin du film est à la fois difficile et belle car elle transcende les codes de vie et de pensée que nous connaissons. Sean Penn réussi le pari de nous faire voir  l'aventure uniquement à travers les yeux du héros sans en savoir plus que lui sur son environnement ou ce qu'il se passe là où il n'est pas...

Car en se renseignant sur Christopher MacCandless, on apprend que le bus dans lequel il a vécu n'était qu'à quelques kilomètres d'un abri contenant des vivres de secours et à 30km de la route touristique. Certains habitants de l'Alaska ont exprimé leur colère devant cette "affaire", déclarant que le jeune homme avait une volonté suicidaire.

Il est difficile de se mettre dans la peau de Christopher MacCandless, de comprendre comment la souffrance l'a poussé à mettre sa vie en jeu pour un idéal de vie anti-sociétal et ermite. Il est difficile de comprendre comment il a pû mourir effrayé, empli de chagrin mais heureux et en phase avec ses aspirations de vie. Petit bourgeois républicain en mal d'aventure ? Jeune homme déséquilibré et en proie à des bouffés paranoïaques ? Idéaliste aventurier et philosophe ?

J'avoue que j'ai moi-même du mal à y voir clair. Alors je retiens au moins cette phrase, inscrite par Christopher MacCandless dans un de ses livres de chevet et qui sonne comme une révélation lors de ces derniers jours : "Le bonheur ne vaut que s'il est partagé"

17 janvier 2008

Un jour j'irai à New York...

18dea3a73d563c8abcba2166889b28f2.jpgComme beaucoup de gens, j'ai toujours rêvé d'aller à New York. Les choses se sont passées autrement et j'ai fait beaucoup d'autres voyages avant celui-là, mais avec l'immense chance de découvrir des villes incroyables et parfois étranges : Stockolm, Oslo, Copenhague, San Francisco, Tokyo, Boston, Dublin, La Valette, Saly, Amsterdam, Point à Pitre, Florence,...

Dans deux semaines et quelques jours, je décolle pour New York où je vais passer 8 jours. Je sais à quoi m'attendre en terme de temps, de logement, d'accompagnants, mais pas du tout en terme d'ambiance, d'air, de vibrations, de sorties,  de population, de visites,...

Outre les incontournables Central Park, Time Square, Broadway, Madison Square Garden, Empire State Building, Statue de la liberté,...la ville doit regorger de petits bijoux d'architecture, de restaurants, de bars, de galeries, de boutiques, que seuls les habitués connaissent. Le genre d'endroits à côté desquels passent souvent les touristes.

Alors si vous passez par là et que vous êtes déjà allés à New York, mieux si vous vivez à NYC, je serais ravie que vous me donniez quelques pistes pour rendre mon séjour encore plus agréable.

07 novembre 2007

Quelques photos de Boston

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06 novembre 2007

Back

5f902ae2c475761308ae3b19c9256d51.jpgTraverser l'atlantique en 7h, passer d'une culture à une autre, ne plus savoir quelle heure il est, manger du Taco Bell, encourager les Boston Celtics, trouver que tout est "awwwwwwsome", noyer ses pancakes sous du sirop d'érable, fouler les pavés d'Harvard et du MIT, dire bonjour en souriant aux inconnus, se dire que Paris est sale, respirer le bon air de l'atlantique, manger un Dunkin Donut, dépenser des dizaines de dollars, approcher les écureuils, trouver que cette ville est belle,...

30 octobre 2007

Happy Holidays

Suffragettes prend quelques jours de vacances, quelque part de l'autre côté de l'atlantique... J'envoie mes pensées affectueuses à mes fidèles lecteurs et lectrices qui se reconnaîtront.

A très vite !

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19 octobre 2007

Mais qui es tu donc... Mattafix ?

En créole Mattafix veut dire "Matter fixed", "les problèmes sont règlés", un nom qui décrit à merveille le duo formé par Marlon Roudette et Preetesh Hirji tous deux originaires de Londres.

31b64bdf3f3f795fd20413109d02f288.jpgMarlon Roudette est née d'une mère caribéenne dans la très urbaine Londres et à grandi sur l'île de St Vincent dans les Caraïbes. Preetesh Hirji est d'originie Indienne et a vu le jour à Londres. Reste de ces enfances et de ces histoires, des empreintes résolumment Worlwide dont la rencontre frise la perfection. 

En 2005, Mattafix sort son premier album Signs of a struggle, dont le premier titre "Big City Life" fait un carton en Europe et aux Etats-Unis. Mattafix se fait plutôt discret mais trace son chemin et arpente les salles du monde entier avec un concert d'une grande rareté artistique.

J'ai eu la chance de les voir sur scène cette semaine et j'aurais aimé que tout le monde puisse assister à ce moment aussi magique qu'émouvant.  En concert, Mattafix nous livre un mélange de sonorités venues du monde entier. (chants africains, steel band caribéen, electro, hip-hop,...) et on passe ainsi du Reggae au Dub, en passant par de la World Music, à travers des morceaux enveloppés dans de l'electro et soutenu par des flows hip-hop aussi géniaux les uns que les autres.

Le groupe fonctionne à merveille entre une choriste Afro-black, un DJ antillais, un guitariste anglais et un bassiste africain. L'unité est palpable et Mattafix prend visiblement son pied ! Le groupe donne son énergie et distribue les good vibes sans retenue, chauffant la petite salle du Trabendo comme un Bercy, en conservant une intimité intimidante.

Marlon Roudette, tout particulièrement, est un génie de la musique qui jongle avec les sons comme avec les notes. Marlon Roudette est un jeune homme engagé, impliqué, qui part au Soudan pour écrire Living Darfur, vous tend la main pour offrir son amitié et rêve à un monde en paix. Avec des artistes comme lui, on pourrait presque finir par le croire possible.

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