12 mars 2008

Cette semaine au cinéma...?

En général, mes semaines passent vite entre de longues journées de travail, des séances au club de sport et quelques sorties bien méritées. Le cinéma, je me le réserve pour le week-end. Le cinéma le week-end, c'est une sorte de rituel pour moi : J'y retrouve mes amis, je prends mon temps, je choisis le film qui me tente vraiment et qui me permettra de terminer le week-end sur la meilleure note possible. Parfois, j'ai une idée en tête plusieurs jours avant mais en ce moment je suis face à un vrai dilemne, je ne sais pas quel film aller voir... Alors j'ai pensé faire appel à mes très chers lecteurs pour me conseiller. Voilà une liste des films qui me tentent...dites moi si vous les avez vu ce que vous en avez pensé, si vous me les conseillez ou pas, dans quel ordre,...

 L'Orphelinat

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Modern Love

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Julia

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Rendez-vous à Brick Lane

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Soyez sympa rembobinez

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01 mars 2008

No country for old men

2038212826.jpgAvec le tapage médiatique autour des Oscars, je me suis dit qu'il serait de bon ton d'aller voir l'oeuvre qui a gagné l'oscar du meilleur film : No country for old men. C'est donc avec beaucoup d'intérêt et d'attente que je suis allée au cinéma cet après-midi.

Je ne m'attendais pas à une bluette romantique, je connais les frères Coen et je sais qu'ils ont tendance à faire plutôt des "films de mecs"... Mais je ne m'attendais pas à cela !

J'annonce le verdict de suite : je n'ai pas du tout aimé ce film. Il démarre pourtant bien, avec des personnages intéressants et c'est ce qui, à mon sens, est une des grandes forces des frères Coen. Celle de créer des personnages singuliers et hors du commum. L'intrigue se dévoile doucement laissant présager d'un film d'action et de suspens. Pourtant ce sera loin d'être le cas.

Les scènes lentes et longues se succèdent, truffées d'images gratuitement violentes, surement censées montrer la cruauté du personnage principal. Certes le film ne suit pas la route toute tracée du genre, le bon et le mauvais ne jouent par leurs rôles habituels et l'histoire nous mène sur des pistes peu communes, mais au lieu d'un faire un film spécial, cela donne plutôt l'impression que les frères Coen ont tout tenter pour 'faire original". Le scénario manque de clarté, l'histoire semble comme inachevée, on reste sur sa faim, la tête pleine de fusils et de sang...

Je ne vais pas au cinéma pour me polluer l'esprit et même si j'aime frissonner et sursauter devant des scènes qui font peur, je ne vois pas l'intérêt dans rajouter dans le côté sanglant et brutal. Je suis déçue. Vivement ma prochaine comédie romantique.

20 janvier 2008

Into the wild

Hier, je suis enfin allée voir Into the wild, le dernier film de Sean Penn.

J'avais lu pas mal de notes sur ce film, écouté beaucoup d'avis du plus négatif au plus dithyrambique. Je ne m'étais, en revanche, pas plongée dans l'histoire et ne savait pas qu'elle était tirée de faits réels.

L'histoire que raconte ce film est à la fois banale et en même temps exceptionnelle. Christopher McCandless est un jeune homme intelligent qui vient d'être diplômé d'une grande école du sud des Etats-Unis. Quelques jours après son diplôme il quitte tout et part vivre une aventure humaine à travers le pays, sans donner de nouvelles à sa famille et en veillant bien à ne laisser aucune trace. Sur sa route, il fait des rencontres rassurantes (un couple de Hippie, un vétéran,...)mais qui ne l'arrêtent en rien dans son prochain de destination : l'Alaska.

69195cabf9f6d83e05b64bff3b1599ae.jpgLe film est plutôt bien réussi : les images sont belles mais pas trop photographiques non plus( volonté de Sean Penn), les acteurs interprètent à merveille des personnalités touchantes et la prestation d'Emile Hirsch est bluffante. La fin du film est à la fois difficile et belle car elle transcende les codes de vie et de pensée que nous connaissons. Sean Penn réussi le pari de nous faire voir  l'aventure uniquement à travers les yeux du héros sans en savoir plus que lui sur son environnement ou ce qu'il se passe là où il n'est pas...

Car en se renseignant sur Christopher MacCandless, on apprend que le bus dans lequel il a vécu n'était qu'à quelques kilomètres d'un abri contenant des vivres de secours et à 30km de la route touristique. Certains habitants de l'Alaska ont exprimé leur colère devant cette "affaire", déclarant que le jeune homme avait une volonté suicidaire.

Il est difficile de se mettre dans la peau de Christopher MacCandless, de comprendre comment la souffrance l'a poussé à mettre sa vie en jeu pour un idéal de vie anti-sociétal et ermite. Il est difficile de comprendre comment il a pû mourir effrayé, empli de chagrin mais heureux et en phase avec ses aspirations de vie. Petit bourgeois républicain en mal d'aventure ? Jeune homme déséquilibré et en proie à des bouffés paranoïaques ? Idéaliste aventurier et philosophe ?

J'avoue que j'ai moi-même du mal à y voir clair. Alors je retiens au moins cette phrase, inscrite par Christopher MacCandless dans un de ses livres de chevet et qui sonne comme une révélation lors de ces derniers jours : "Le bonheur ne vaut que s'il est partagé"

03 décembre 2007

Faut que ça danse !

D'abord, il y a Salomon (JP Marielle) retraité de 80 ans bourru mais romantique qui cherche une conquête en faisant les petites annonces. Sa femme, Geneviève (Bulle Ogier) dont il est séparé, qui, au sommet de sa maladie mentale est baby-sittée toute la journée par Mr Mootoousamy, africain protecteur et rayonnant. Enfin, il y a Sarah (Valerie Bruni-Tedeschi), leur fille un peu fofolle et décalée, mariée à François (Arié Elmaleh), vivant leur vie de couple, sans enfant, dans un appartement en chantier, avant que la nature ne s'en mêle...

2baa0382196c30077cc571e2575fe6ad.jpgAjoutez-y Violette, (Sabine Azema) la nouvelle petite amie midinette (60 ans) de Salomon, un médecin militaire grabataire (Daniel Emilfork), une prétendante intarrissable (Tsila Chelton) et vous obtiendrez une comédie dramatique burlesque et touchante à la fois.

Faut que ça danse, c'est l'histoire d'une famille, loin des clichés, avec ses disputes, ses blessures, ses secrets et ses folies. Une famille qui tente tant bien que mal de faire cohabiter ses égoïsmes et ses points de vue profondément divergents. Sur fond de comique et de parfois grotesque, le film porte un regard lucide et tendre sur la vie et son train train qui peut sortir du commun. Ecrit et réalisé avec pudeur et humour, on ne peut qu'être touché par ce film.

19 novembre 2007

Le dernier Coppola : "On dirait du Gondry !"

L'homme sans âge est le dernier film de Francis Ford Coppola, tiré d'un roman de Mircea Eliade, un chercheur roumain. Nous sommes en 1938, en Roumanie, Dominic Matei, un professeur de plus de 80 ans, est touché par la foudre et rajeunit brutalement jusqu'à redevenir un homme d'une petite quarantaine d'années. La foudre ayant décuplé son intellect, sa mémoire est devenue éléphantesque et il est désormais capable de parler toutes les langues.

23366d856c05e17fee194b8bafc2513f.jpgCela lui permet alors de se consacrer à l'oeuvre inachevée de sa vie : découvrir l'origine du language. Traqué par les nazis et les journalistes qui voit en lui un cobaye pour des expériences scientifiques ou une menace pour la société, il fuit la Roumanie avec sa nouvelle compagne, Veronica, elle aussi touchée par la foudre et en prise avec des délires médiumniques lors desquels elle remonte le temps et les langues : égyptien, araméen, sumérien, aidant ainsi son homme à avancer dans ses recherches, au péril de sa vie mentale et physique.

Pendant plus de deux heures, le film oscille entre l'absurde et la réalité, dans un décor désuet et sombre, menant le spectateur à une confusion la plus complète. Malgré tout, l'esthétisme et le poétique de l'oeuvre, les références spirituelles, scientifiques et philosophiques, en font un film certes perché, mais assez fascinant. A voir.

17 novembre 2007

American Gangster : au commencement, une musique..

Whitesnake's cover by Jay-Z - 1978...Quelle année !

 

24 octobre 2007

Un jour sur terre... ou à Grenelle !

Dimanche, dernier, j'ai trouvé cette ambiance hivernale précoce, très propice à une séance de cinéma. J'avais envie de m'installer dans un fauteuil de cinoche, de me mettre au chaud et de regarder un bon film du dimanche, pour enfants ou grands enfants. L'ami qui m'accompagnait et moi avions donc choisi d'aller voir "Un jour sur terre", le film sur les animaux qui peuplent notre belle planète et dont l'affiche montre un ours polaire dans l'eau. J'étais très emballée parce que j'imaginais bien en ressortir des étoiles plein les yeux avec une grosse envie d'aller acheter tous les chiots, chatons, oisillons, furetons, du Quai de la Mégisserie.

bd1a060b7c7b96e56297ccdf2ef9cbb9.jpgLa salle était remplie à 70% par des enfants et les bandes annonces précédants le film ne présentaient que des films d'enfants. J'avais l'impression d'être la veille de Noël et d'être venue voir Les 101 Dalmatiens. Le film, commenté en voix off par Anguun, s'ouvre sur l'image d'un ours polaire, dans l'antarctique, qui sort de plusieurs mois d'hibernation. L'oursonne en question, a deux petits qu'elle nourrit au lait. Elle n'a pas mangé depuis des mois et ne fait plus que la moitié de son poids. Elle doit atteindre la banquise pour tenter de trouver de la viande, de quoi ne pas mourir de faim.

S'en suivent d'autres histoires d'animaux, tout autour de la planète, qui luttent contre l'horrible mère nature et la rudesse des éléments : les élephants dans la savane qui marchent des semaines à la recherche d'une goutte d'eau, les gazelles qui meurent sous les crocs des lionnes, les ours qui meurent noyés à cause de la fonte de la banquise,...le tout sur fond de morale  écolo culpabilisante (totalement justifiée). Si ce n'est la beauté incroyable des images et certaines scènes extrêment attendrissantes, je ne peux pas dire que j'ai aimé ce film... J'ai peut-être le QI émotionnel d'une huître de 3 ans, mais certaines images ont été pour moi d'une violence inouïe.

Parce que NON les animaux à l'état sauvage sont loins d'avoir une vie de rêve, leur vie ressemble plutôt à une lutte infernale contre la mort et la faim.

Parce que OUI la planète est en train de péter les plombs, la banquise fond, l'eau se fait rare, la nature de déchaine détruisant tout sur son passage et nous autres, pauvres petits êtres humains, y pouvons nous vraiment quelque chose ?

Trier ses ordures, marcher au lieu de prendre sa voiture, couper l'eau quand on se brosse les dents, éteindre les lumières,...peut-il simplement nous faire espèrer inverser le process qui est en cours ? N'est ce pas le rôle des gouvernements d'imposer des mesures globales et générales pour significativement sauver ce qu'il nous reste de planète ?

Grenelle n'est-il simplement par qu'une grosse farce, un tour de magie pour nous faire oublier que personne "là-haut" ne se préoccupe vraiment de l'environnement ?

11 septembre 2007

La Cité des Anges

9e39c1b94cd1df1946c5b8969e7e51dd.jpgIl y a quelques jours, j'ai (re) regardé avec grand plaisir La Cité des Anges de Brad Silberling. Sorti en 1998, on y découvre une Meg Ryan au naturel (avant les injections dans les lèvres) et un Nicolas Cage absolument charmant, jouant le rôle d'un ange moderne qui tombe amoureux d'une chirurgien en pleine détresse à cause de la perte d'un patient. Seth (Nicolas Cage) peut prendre une forme humaine lorsqu'il souhaite être vu par quelqu'un mais il est un être divin qui ne connait ni le sens du toucher, ni la peur, ni la faim. Il ne peut pas vivre son amour pour Maggie pleinement et rêve de rejoindre les monde des humains.

Il fait la connaissance d'un ange déchu qui lui avoue être devenu humain 30 ans plus tôt par amour pour sa femme. Seth fera le choix de l'amour et décidera lui aussi de sauter le pas pour être enfin proche de Maggie dont il est fou amoureux. Le destin est parfois cruel et la vie ne sera pas tendre avec eux.

Il s'agit clairement d'un film de filles, avec de la musique de filles (Sarah Mc Lahlan, Alanis Morissette,...) et j'assume complètement mon goût pour les nanars cheesy. Mais je le conseille vivement à qui ne l'a pas encore vu et aime les drames romantiques...

07 septembre 2007

Hairspray

Sorti le 24 août dernier, Hairspray est LA comédie musicale du moment. Le film se passe en 1962 dans la ville de Baltimore. Tracy Turnblad, jeune collégienne, rêve de danser dans le "Cory Collins Show", son émission préférée et celle des tous les ados de la région. Mais elle est jugée trop ronde par l'équipe de la chaîne locale et se voit refoulée brutalement au casting. Redoublant d'ingéniosité et de talent, encouragée par ses parents (Christopher Walken son père et John Travolta,....sa mère !), elle finira par intégrer la troupe et à se faire une place au soleil, emportant avec elle ses amis noirs, en pleine période de ségrégation raciale.

Entre une directrice de chaîne peau de vache jouée par Michèle Pfeiffer et une présentatrice des "Negro Days" exubérante et fantasque intepretée par Queen Latifah, les personnages sont certes caricaturaux dans une histoire simpliste, mais on comprend vite que le scénario léger n'est qu'une façon intelligente de mettre en valeur des tableaux de danse et de chants endiablés, qui mettent du baume au coeur et font bouger les fesses.

21 août 2007

Beyrouth couleur Caramel

0839b8f15450243d6284316105245393.jpgCaramel est un film réalisé par Nadine Labaki et tourné à Beyrouth. Tout ou presque se passe dans un institut de beauté tenu par 4 femmes d'âges et de situations différentes. 

Layale attend que l'homme qu'elle aime, marié, quitte sa femme sans réussir à l'oublier malgré le gendarme du quartier fou amoureux d'elle qui lui fait les yeux doux. Rima découvre son attirance pour les femmes sans oser mettre des mots sur sa préférence. Nisrine prépare son mariage en tentant de cacher à son mari qu'elle n'est plus vierge. Jamale, la cinquantaine passé tente d'oublier ses années perdues en courant les castings.

Les femmes du quartier ou de passage défilent dans l'institut en y laissant un peu de leurs émotions. Le tout se passe dans une ambiance lente et douce, au rythme de la langue libanaise mélange fruité de mots venus d'ailleurs. Caramel est filmé avec une grande vérité et une extrême pudeur. Il s'agit d'un film de femme sur les femmes, résolument moderme et poétique.

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