09 mai 2008

Les mots magiques

697496501.jpgDes semaines que je répète à qui veux bien l'entendre que je n'ai "besoin de rien" car ma garde-robe est pleine. D'ailleurs, je précise que cela fait quelques temps que je ne suis pas allée faire les boutiques en faisant chauffer la carte bleue comme le font beaucoup de mes amis et des mes collègues. Mais là n'est pas vraiment le propos de cette note que je voudrais tout sauf futile et axée sur la mode.

Le point qui me fascine et que j'avais envie d'aborder aujourd'hui est le pouvoir indéniable et débilisant de la vente privée, d'un point de vue cognitif et comportemental.

Il faut d'abord préciser que la vente privée est tout sauf privée. S'il faut y être parrainée ou invitée pour pouvoir y faire des achats, vous pouvez être sûre que la moitié de vos copines sont déjà inscrites et vous parrainerons donc dans la minute.  Mais le fait même de l'appeler Vente Privée résonnent dans nos neurones comme l'accession à un privilège et donc à un éphémère pouvoir, rendant la chose désirable au possible. On retrouve ici la force des mots magiques que l'on apprend en cours de marketing à l'école et qui sont censés faire effet sur le châland : "offre spéciale", "promotion", "offert", "gratuit",...

De nombreux sites de ventes privées fleurissent chaque jour sur la toile avec la même volonté de proposer l'espace de quelques heures et à des prix imbattables, des vêtements de marque. Je mentirai si je disais m'en désinteresser car je suis au contraire inscrite à la plupart d'entre elles. Et c'est là qu'arrive le côté traitre de la chose car si je vous disais plus haut que je n'ai besoin de rien, cela ne m'empêche en rien, non seulement d'aller y faire un tour tous les jours mais en plus d'acheter régulièrement. "Mais.." me direz-vous, les prix y sont réellement bas et les affaires sont nombreuses ! J'en veux pour preuve le succès du site Vente Privée qui écoule certains stocks en 30 min (Vente Mauboussin, Lancel,...) ! Et je ne contredirai pas ce fait indéniable. Oui, les ventes privées sont réellement des lieux où faire des achats malins et abordables.

Ma question est plutôt de savoir pourquoi quand je sais pertinement que je n'ai besoin de rien, le simple fait de voir qu'une robe est vendue à 75% de moins que son prix intial me fait sentir le danger imminent du loupage de bonne affaires si je ne l'achète pas sur le champ ? Est-ce un mécanisme biologique ? hormonal ? (un commentaire machiste et vous allez voir vos fesses messieurs ! ) psychologique ?

18 mars 2008

J-30 - Je vieillis, grandis, évolue, mûrie,...

1976365640.jpgDans un mois exactement je passerai le cap fatidique des trente ans. Je pensais ne jamais me soucier des années qui passent mais plus on approche d'un état de bonheur et d'apaisement, plus la vie semble précieuse et courte tant on l'apprécie, plus les années qui défilent font peur. Alors j'ai eu envie de préparer cet évènement plus sereinement en faisant une sorte de flash-back sur mon passé. Non pas en racontant mes 29 dernières années, mais plutôt en zoomant sur des évènements particuliers à travers des musiques, films, livres, voyages qui ont marqué ces moments. Je débuterai cette série ce soir au calme, avec une musique qui me trotte souvent dans la tête.

06 mars 2008

Jusqu'où peut aller la publicité ?

1130159325.jpgEn tant que quasi trentenaire, parisienne, CSP plutôt +, travaillant dans les médias, j'ai une tendance naturelle à être plutôt ouverte en terme de communication, d'image, de média, de culture. Je suis rarement choquée ou interloquée par les publicités que je vois dans les magazines, à la télé ou sur internet. Je les trouve plutôt créatives drôles, parfois décalées mais rarement repoussantes. Pourtant je suis tombée ce matin sur une pleine page dans un magazine qui a retenu tout mon attention et m'a poussée à me poser des questions sur les codes et analogies utilisés par certains publicitaires dont les cerveaux accouchent de concepts prétentieux, foireux et je le découvre aujourd'hui, glauques et violents.

L'objet de mon énervement est la campagne pour les sacs et bagages de la marque Eastpak qui, sous le prétexte de faire passer un message fort d'amour de la vie (pour les humains) et de résistance (pour ses sacs), nous sert depuis plus d'un an une communication macabre. On y voit des Morts-Vivants, plutôt souriants et triomphants, arborants un badge "I love Life". La plupart de ces personnages sont représentés dans leur habit quotidien et on devine pour la plupart qu'ils sont morts dans le cadre de leurs activité et de façon accidentelle ou violente. Chacun porte un élément de la gamme Eastpak, qui semble avoir résisté à ce qu'a subit son propriétaire. Le message est évidemment très clair, les sacs Eastpak résistent à tout, même à la mort.

"Original" me direz-vous! Ca change, ils osent, au moins on retient la publicité et par la même occasion le nom de la marque, etc... Oui mais voilà, moi je ne vois pas les choses comme ça ! Parce que nous vivons dans un monde violent et difficile. Nos yeux sont sans cesse les témoins d'injustices et d'atrocités réelles. Que certaines personnes aient envie de voir des images ou des films d'horreur, je n'ai évidemment rien contre, ils le font sciemment, en adulte et ne les imposent pas aux autres.

Mais quand je me balade dans Paris, que je feuillette un magazine un mercredi ensoleillé ou que je prends le métro, la dernière chose dont j'ai envie, Messieurs Mesdames les DA, c'est de voir des corps ensanglantés et de morts vivants au sourire Ultra Bright.

Quitte à passer pour une jeune réac, j'admets que je n'ai aucune envie d'afficher ces images sur mon blog, mais voici le lien vers ces fameuses publicités. Certains trouveront peut-être que j'exagère car toutes les versions de cette campagne ne sont pas si macabres, d'ailleurs celles qui sont linkées ci-dessous ne sont pas les pires mais celle qui a inspiré cette note n'est pas encore disponible en ligne car très récente. Elle montre un pilote et une hôtesse de l'air, aux vêtements tachés de sang, avec leur bagages à la main. Qui dit mieux?!

Image numéro 1

Image numéro 2

Image numéro 3

Image numéro 4 

Image numéro 5

 

28 février 2008

Ingrid Betancourt

1522007616.jpgComme tout le monde, j'ai entendu ce matin les informations extrêment alarmantes au sujet d'Ingrid Betancourt...

Je n'ai jamais vraiment compris quel était le rôle d'Hugo Chavez dans la libération des otages des FARC mais le fait est qu'il a réussi à faire libérer récemment Clara Rojas et hier encore 4 parlementaires Colombiens. Les choses bougent, les FARC lâchent du lest ou alors Mr Chavez est suffisamment diplomate ou menaçant pour que cela fasse réagir les rebelles colombiens. Mais Ingrid Betancourt est la dernière femme otage des FARC et si on parle d'elle tous les jours, on n'entend pas parler d'une possible libération, d'un espoir même lointain ou de négociations en cours. Je ne comprends pas pourquoi elle est à la seule à ne pas pouvoir en bénéficier, je ne comprends pas pourquoi les FARC s'acharnent sur elle. Elle va mal, dit-on, très mal même à en croire les propos des parlementaires qui sont les derniers à l'avoir vue.

Ma parole et mes mots ne servent hélàs à rien, mais j'avais besoin et envie d'en parler.  Ingrid Betancourt est une femme d'honneur, une femme de courage, une femme de combat. Il faut espèrer qu'elle se batte encore assez longtemps pour qu'elle connaisse enfin le goût de la liberté.

19 février 2008

La boîte à réclamations

Après avoir été taguée, j'ai moi-même transmis la chaîne à des blogs que j'apprécie...

6e0727971fdf229d144720e258a6fbbf.jpgQue n'avais-pas je pas fait ?! Je me suis faite houspillée et les râleries ont fusées. Certains ont joué le jeu, d'autres pas, peu importe, après tout chacun est libre de le faire ou non. Moi-même par exemple, je déteste les mails "forwardés" ! Si un mail commence par FWD ou TR, je sais d'avance, que cela a peu de chance de me faire rire. Bref, les chaînes, on aime ou on aime pas. Mais ce que je constate au final, c'est que j'aurais rarement autant parlé de moi que ces dernières semaines et que dans cette note spéciale Tag.

Je suis un peu en panne d'inspiration en ce moment car mon travail me laisse moins de temps pour découvrir de nouvelles musiques, pour aller au ciné, en concert,..Mes projets de voyages sont derrière moi ou loin devant...

Ah si, j'ai découvert avant-hier, par le plus grand des hasards, une série qui me plaît bien et à qui je vais donner sa chance. J'en parlerai demain. En attendant je vais finir mon thé (chaud) et me préparer à ma soirée Resto / Copine.

15 février 2008

J'ai été taguée

J'ai été taguée hier par Une Princesse... Le jeu est simple, je dois, vous parler de moi en décrivant 6 habitudes / tics qui me caractérisent et passer la main. Mais tout d'abord, je vais m'expliquer sur le pourquoi de mon pseudo...

98842054e63d3e189198f8a4da4edddd.jpgJ'ai grandi dans une famille plutôt féminine, avec l'esprit qui va avec : Une certaine ouverture d'esprit, plus de sensibilité, de communication, d'échange d'idées et d'émotions.(je suis désolée pour l'effet cliché).  Je me suis intéressée très vite à des auteurs féminins : Katherine Pancol, Françoise Parturier, Simone de Beauvoir et me suis passionnée pour l'oeuvre de Benoîte et Flora Groult. Sans aimer le terme féministe, j'en ai toujours apprécié les idées, quitte à me faire railler. J'admire le combat des femmes, au même titre qu'un tas de d'autres combats qu'il soit masculin ou féminin.

J'adore le mot Suffragettes, je l'ai toujours aimé, depuis que j'ai vu Mary Poppins et que j'ai appris avec ma mère et ma soeur, les paroles de Sister Suffragettes, leur hymne anglaise. Ce mot porte en lui le symbole d'une cause, du courage mais également la douceur et la féminité par son "ette" final qui le rend plus joli... Je porte les deux aspects en moi et ce mot  a semblé me correspondre parfaitement. J'ai choisi de m'y identifier en le choisissant comme pseudo.

Passons maintenant à mes habitudes... La frontière est mince entre l'habitude, le tic ou la maniaquerie, je vais donc tâcher d'être sincère et exhaustive. En lisant ta note, Princesse, je me suis dit que tes habitudes étaient presque des principes de vie. De mon côté, je suis en mouvement perpétuel, mes besoins et mes coup de coeurs évoluent avec le temps. Mais ce sont justement mes petites habitudes qui demeurent, comme de repères quotidiens pour avancer plus facilement.

1) La première habitude à laquelle j'ai pensé fera sourire mes proches et ceux qui ont partagé mon quotidien. Je suis une adepte du thé au lait du matin et j'adore attendre que l'eau bout complètement avant de la verser sur le sachet. En revanche, il n'est pas rare qu'une heure après la table du petit déjeuner débarassée, mon thé soit encore dessus, tiède ou froid, attendant que je le termine. Que personne ne s'avise de le jeter où je risque de de mal le prendre. J'ignore le pourquoi de cette habitude, c'est ainsi que j'ai toujours fait.

2) La deuxième est plus une petite maniaquerie de ma part, ou une discipline mais il ne m'arrive jamais de partir le matin avec mon lit défait. Faire mon lit le matin, c'est le passage symbolique du repos à l'activité. Cela me met en route pour la journée. Quand j'étais petite, ma chambre était un capharnaüm, mais mon lit était toujours fait !

8e7de429a568a883fe12233c99570b91.jpg3) Ma troisième habitude est plutôt un besoin, pour ne pas dire une drogue. Je vais régulièrement passer quelques jours en Bretagne, où je suis née et où j'ai grandi. J'y vais souvent quand je n'en peux plus de respirer l'air parisien et quand la vie ici me fait l'effet d'une lutte quotidienne dans la jungle urbaine. Alors je prends le train ou la voiture direction la côté d'Emeraude où fais le plein d'images, d'odeur, de sensations et de calme.

4) Ma quatrième habitude ne me quittera, je pense, jamais. Quelque soit la fête, quelque soit la personne, je suis incapable d'offrir un cadeau qui n'est pas personnalisé. Je ne conçois pas l'acte d'offrir sans l'inclure dans ce geste ma vision de l'autre et de ses goûts. Parfois je me trompe peut-être, sans doute, mais j'essaie. J'adore voir la réaction des gens quand ils comprennent que ce cadeau n'est pour personne d'autre et qu'il a été choisi uniquement pour eux.

5) Ma cinquième habitude est plutôt un Leit Motiv : "Fais aux autres ce que tu aimerais que l'on te fasse." Je dois traîner une sorte de culpabilité judéo-chrétienne ou une foi immense en des instances kharmiques qui m'échappent, mais je vis en permanence avec la croyance que faire du bien me sera profitable à un moment où à un autre et que je me dois de donner à l'autre, quand je suis dans de bonnes dispositions, ce que j'aimerais recevoir. Ainsi il m'arrive de faire des km en voiture pour déposer quelqu'un en bas de sa porte un soir de grand froid ou d'organiser mon agenda autrement pour passer du temps avec quelqu'un qui en a besoin. Ce système de fonctionnement n'est pas sans risque, le don peut parfois se transformer en frustration. L'important est d'agir gratuitement, sans rien attendre, ce qui n'est pas toujours facile.

6) Ma dernière habitude est le symptôme d'une sorte de boulimie cérébrale. J'ai par moment des "crises" de connaissance, d'information, de contacts. J'ai envie de lire, d'écouter, de communiquer, de partager, de comprendre. J'ouvre Itunes, Facebook, Youtube, Libé.fr, Wikipédia, Deezer, mes blogs préférés... Mais à force de vouloir tout faire en même temps, je ne sais plus sur quoi me concentrer. Parfois alors, à la fin de la journée, d'avoir trop consommé, écouté, découvert, j'ai une immense envie de silence, sans télé, sans musique, sans livre, sans téléphone, juste moi et moi. Mais mon cerveau, lui, ne s'arrête jamais de tourner.

A mon tour de taguer 6 personnes...(j'aurais pû en taguer au moins le double)

Marie-Net parce que son blog est l'un des premiers que j'ai découvert et autant aimé

Bernie parce que j'aime son franc parler et son ton non politiquement correct

Valérie parce que ses aventures californiennes me parlent et mon font rêver

Zygaena parce que je m'identifie souvent à ces malheurs / bonheurs

Anne-O parce que j'ai envie d'avoir des ses nouvelles :-)

Amelimelo parce que voilà, na !!

Et des pensées chaleureuses aux autres : Kitty, Fanette, Lila, Dulle, Blonde dans la ville, Camille it girl, Blondix, Oderik, Kitty241, Bikoko, marie Bland, Columbine, les400clics, Blabla-Series, 1day1song,

31 janvier 2008

Le monde ne tourne plus rond

Plus je regarde les informations en ce moment plus mon hallucination est grande. J'ai l'impression que tout va de travers, que les codes changent,...la morale aussi ! Non, je ne suis pas une vieille co***e conservatrice mais j'ai comme la sensation que des choses bizarres et malsaines se mettent en place sans que l'on ne s'en rende compte.

58c4802abbf6cb526c2c1d592aca175a.jpgCommençons par l'affaire Jérôme Kerviel...ce trader qui aurait détourné plus de 4 milliards d'euros faisant perdre autant à son employeur, la Société Générale. Personne ne l'a encore aperçu, personne ne sait s'il est réellement responsable, s'il est un bouc émissaire ou un homme invisible. Certes, ce scandale n'est ni le premier, ni le dernier du genre et sur le principe, je ne suis pas choquée, la fraude et le vol ont toujours éxisté. En revanche, qu'il soit érigé au rang de star, que celui qui réussise à le prendre en photo puisse en espèrer 100 000 € et que des tee-shirts lui rendre hommage, me choque un petit poil...

f7f7675d1f3e51df7e1baac59e64d77a.pngVenons en à notre président, qui tient plus du people en gaudriole que de l'homme politique... On parle de son couple, de son mariage, de sa vie personnelle mais on n'a jamais aussi peu parlé de politique,...en tout cas pas de celle qui fâche. Parce que sous couvert d'une cool attitude et d'une ouverture d'esprit (je sors avec une mannequin et je relève les manches de ma chemise), Nicolas Sarkozy détisse avec une justesse déconcertante, le réseau de soutien social et financier qui fait que notre pays reste l'un des dernier pays empathique. Vous ne le savez sans doute pas, mais 2009 verra disparaître un certain nombre d'allocations inconnues mais précieuses qui permettent à des dizaines de milliers de gens aujoud'hui d'éviter la tente et le Canal St Martin. Au nom de quoi ? de l'économie ?...même pas, au nom d'un principe libéral qui dépasse l'entendement : couper les vivres aux personnes sans emploi, ça devrait leur mettre un bon coup de pied aux fesses. (Car évidemment, tout le monde sait que les chomeurs et les rmistes sont des sales feignants qui ne veulent pas travailler, surtout ceux de plus de 50 ans).

Le monde va mal, le Kenya s'entre-tue, l'Irak se cherche, la Somalie se meure, le Soudan se taît et nous autres petites fourmis n'avons pas les cartes en mains.La planète déraille, la météo n'a plus rien de scientifique, tout se dérègle. Pourtant je vois encore des gens jeter leur canette dans la rue, jeter leurs piles dans la poubelle, ne pas trier leurs déchets et penser que l'écologie est un truc de bobos.

Je n'ai pas une vision manichéenne du monde, je ne crois pas être trop naïve (même si parfois un peu quand même), je ne pense pas être une donneuse de leçon ni une moralisatrice mais ce qu'il se passe autour de moi ne me plaît pas trop...je cherche la petite pointe d'espoir et je suis sûre qu'elle n'est pas assise à son bureau à l'Elysée, je pense plutôt qu'elle est par millions dans les rues de France...j'espère.

11 janvier 2008

Le couple est-il en voie de disparition ?

Il y a quelques jours, j'ai lu sur un blog que j'apprécie beaucoup, écrit par une jeune fille, la phrase suivante "Je n’ai jamais eu de mal à me faire des amis, amoureux, sauf quand je jette mon dévolu sur quelqu’un (là, ça ne marche pas, en général)." Je suis sûre que la personne en question se reconnaîtra en lisant cette phrase et je veux qu'elle sache qu'elle m'a beaucoup inspirée (la phrase en question). D'un coup, j'ai eu envie de parler de couple et de relations amoureuses.

Parce que je suis une fille, qu'avec mes copines on parle d'hommes, d'amour, de ruptures, de sentiments, de relations et parce que j'aime ça. Mais aussi parce que je suis inquiète pour notre génération. Par "notre génération", j'entends la génération des 25-35 ans. Autour de moi, j'ai quelques couples, la moitié d'entre eux sont solides, l'autre moitié beaucoup moins. Mais j'ai surtout beaucoup de célibataires et quand je dis beaucoup, je pense que 75% de mes amis le sont. Il y a les célibataires fraichement libres, qui sont épanouis et prêts à se lancer à nouveau à la poursuite du grand amour. Mais majoritairement il y a les célibataires de longues datent qui galèrent littéralement pour garder ou trouver quelqu'un.

Mes amis hommes se plaignent de devoir draguer des dizaines de filles avant d'avoir "une ouverture", le taux de rentabilité est faible et les chances de former un couple sont minces. Pourtant bon nombre d'entre eux rêvent de se poser dans un couple stable, voire même de fonder une famille. Mes amies femmes sont frustrées, souvent désabusées et blasées d'accumuler des relations stériles et compliquées avec des hommes...qui souvent ne veulent pas s'engager. Elles reprochent à leurs partenaires masculins ne pas s'investir dans la relation, d'être distants, égoïstes ou décourageants.

f36a56ecb8abd2229049a19a5618aa75.jpgAlors, je pose la question qui me trotte dans la tête depuis longtemps : Pourquoi les femmes qui veulent une relation stable ne tombent jamais sur les hommes qui cherchent la même chose ?

Est-ce parce qu'on fond, par "relation stable" les hommes et les femmes n'entendent pas la même chose ? Est-ce que par les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars ? Est-ce parce que l'être humain est profondément déviant et névrotique au point de ne jamais choisir son double dans le but de former un couple mais plutôt de guérir une blessure narcissique ? ...Si on y réfléchit bien, qui n'a jamais rencontré de couple totalement dépareillé ? Qui n'a jamais eu envie de dire à son amie qu'elle devrait quitter ce mec qui ne lui correspond pas ? (l'inverse des genres est vrai évidemment)

Au delà du fameux "Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis", je pense que peu des gens devenus adultes, ont la maturité et le courage de se lancer dans une vraie relation intime, implicante car c'est prendre beaucoup de risques et en premier celui de souffrir. Ils cherchent alors par tous les moyens à se mettre en couple, parce que c'est la norme et parce qu'ils ne veulent pas être seuls, mais ils font en sorte de ne pas choisir la personne qui leur convient à 100%, afin de se laisser un porte de sortie.

J'entends déjà les contestations et contre arguments, mais évidemment tout ce process est très inconscient et la majorité des gens vous diront qu'ils veulent être en couple. Mais pourquoi y a t-il plus de 8 millions de célibataires en France ? Pourquoi les femmes chargent les hommes de reproches et vice-versa ?

Je ne sais pas s'il existe une solution et d'ailleurs ma "théorie" énoncée plus haut n'est ni applicable à tous, ni l'unique raison des échecs des couples. Il existe des tas d'autres raisons...les gens ne font plus autant d'efforts, on se consomment les uns les autres comme on consomme de la nourriture, de la culture ou du high-tech. Mais c'est tout de même inquiétant et la croissance des célibataires, des divorces, des ruptures est loin d'être un épiphénomène...

Vous en pensez quoi ? Notre génération a t-elle un problème ? Le couple est-il une espèce en voie de disparition ?

11 décembre 2007

Youth is watching you

eae73d23a2594c0c7ab2fd35d0de6e6c.jpgDu 3 au 14 décembre 2007, les dirigeants politiques de 180 pays sont réunis à Bali pour la conférence de l'ONU sur les changements climatiques. L'association Solar Génération, branche étudiante de l'organisation verte Greenpeace a souhaité faire entendre sa voix à travers une action plus qu'originale et symbolique. L'idée est de faire comprendre aux décideurs, que la jeunesse les regarde et qu'elle attend plus que des discussions stériles mais bien des prises de positions et des mesures concrètes pour enrayer le réchauffement climatique.

Ainsi une délégation d'étudiants remplira demain les salles de conférence de ballons représentant un gros oeil. Le but étant de symboliser les attentes de la jeunesse et sa présence dématérialisée à cette conférence indonésienne. 

L'opération baptisée "Youth is watching you" est ouverte à tous sous la forme d'un formulaire à remplir sur le site de Greenpeace, avec votre message personnel à l'attention des délégations présentes à la conférence de Bali. Ces messages seront accrochés à des cerfs-volants traditionnels Indonésiens et distribués aux intéressés.

'Youth is thanking you" chers militants de Solar Generation.

13 octobre 2007

Un vendredi d'horreur sur Paris

Tous les parisiens qui empruntent le périphérique ou le bois de Boulogne le matin ne me contrediront pas. Hier, vendredi, fût une journée éprouvante.

En ce qui me concerne je me suis levée une heure plus tôt que d'habitude en prévision d'une grosse journée de boulot pour bénéficier d'un long moment de tranquilité avant l'arrivée de mes collègues. En entrant sur le périph à l'est de Paris, je l'ai trouvé étrangement bouché pour cette heure matinale et j'ai immédiatement allumé la radio. Il était question d'un camion renversé sur l'autoroute A13, ayant deversé son contenu, pour le moins insolite et immonde, sur la chaussée...

dd1bfaaaabe22c6a60ca5cb260912c98.jpgLe routier en question a semble t-il, perdu une partie de son chargement composé de fumier et de carcasses d'animaux, avant de faire demi-tour et d'achever de recouvrir la route de cet horrible mélange, sur des centaines de mètres. La DDE, la police et les services de nettoyage n'ont pas été d'une rapidité exemplaire, du moins pour les deux premiers, les derniers étant tellement à plaindre que je leur pardonne leur lenteur à intervenir. Au niveau de la Porte de la Muette et de la Porte de Passy, le périphérique était un champ de bataille et les voitures, motos, camions, slalomaient entre des têtes de moutons et de boeufs, au quasi ralenti.

Les embouteillages se sont rapidement étalés dans tout le sud ouest parisien qui s'est retrouvé totalement paralysé aux alentours de 8h. La plupart de mes compatriotes ont mis le double voire le triple de leur temps de trajet normal. Et je ne parle pas de ceux qui on assisté au spectacle d'horreur avec odeurs s'il-vous-plait. J'ai moi-même dans un moment de grande inspiration, quitté le périph une porte plus tôt que d'habitude, m'évitant ces images et ces effluves qui en ont traumatisés beaucoup. Comme quoi changer ses habitudes peut s'avérer source de chance...

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