15 décembre 2008

La porte ouverte...

Cela fait longtemps que j'avais envie d'ouvrir mon blog à d'autres rédacteurs et c'est aujourd'hui chose faite. J'ai créé une nouvelle rubrique "My blog friends are saying..." et j'ai demandé à Zygaena, l'une de celles que je lis depuis le plus longtemps, de laisser libre cours à son inspiration et d'écrire une note que je pourrais publier sur mon blog alors je lui laisse la parole et vous laisse aprécier sa sensibilité et ses mots, qui me touchent toujours...

"Nous ne serons que poussière…. 

Zygaena2.jpgEst-ce que vous avez déjà réfléchi au fait que quoiqu’il en soit, ou qu’il en soit, ou qui que se soit….dans 100 ans nous ne serons plus qu’un souvenir sur cette terre, à peine un petit grain de poussière, un rien en fait….dont les enfants, voir les petits enfants, parleront autour d’un feu de cheminée ou d’un feu de camp, bon moins glamour, autour de la gazinière sinon….ou encore mieux, on ne parlera même plus de nous, plus aucune trace….des photos, même pas sûr à l’air du numérique, qu’est ce qu’il en restera dans 100 ans ?. Nous avons encore de vieilles photos jaunis de nos parents, voir grands parents, qui nous rappellent comme le temps a passé, moi je les trouve belles ces vieilles photos. Est-ce qu’il restera de belles photos de nous (à part celle autour du sapin avec le pantalon jaune et le pull vert), photo que d’ailleurs on préférerait voir disparaître (pour ma part en tout cas). Tout est retouché aujourd’hui, les lettres, les photos, les gens….est ce qu’on pourrait nous laisser avec nos défauts, nos spontanéités ?

"Ma mort ne m’effraie pas, celle qui m’effraie c’est celle des gens que j’aime, ma famille en particulier et chacun de ses membres….J’y pense souvent, je me fais des idées de scénarios, je me demande d’ailleurs si je ne suis pas folle. J’imagine le coup de fil, le coup de fil qu’on ne voudrait jamais recevoir…j’imagine ma réaction, mes pleurs, mon manque d’oxygène et la terre qui s’arrête de tourner….Je me suis souvent dit, ou souvent demandé à lui, là haut en qui parfois j’ai foi, je lui ai demandé de prendre ma vie à la place de celle de ma famille, parce que je ne pourrai pas y survivre, c’est viscéral, c’est mes tripes, mon sang, mon air…On dit bien quand on aime, on ne compte pas…Moi je compte, je compte à quel point je les aime, même si je ne sais pas leur dire, on m’a pas appris. Je compte à quel point leur bonheur m’est important, je souffre la moindre de leur souffrance. Alors aimer, c’est aussi un peu souffrir. Mon frère, j’en ai peu parlé ici, mon petit frère de 25 ans, c’est un bébé pour moi, c’est le bébé de la famille, et on l’infantilise tous, encore trop….c’est sûrement pour ça qu’il s’éloigne de nous, on ne connaît pas ses états d’âmes, tout juste sa nouvelle copine. Il a compris qu’on l’étoufferait, je crois qu’il a raison. Mon frère, pour qui je me suis souvent trop inquiétée, trop angoissée, que j’ai mal aimé. Poser trop de questions, critiquer, remettre en questions…. Parce qu’il m’a toujours semblé me ressembler, et je ne lui ai pas épargné ce que j’aurai aimé éviter. Mais mon frère est heureux maintenant, il a tous les signes du bonheur….Il rit, et ça ne fait pas si longtemps que je connais son rire, communicatif…je sais c’est dur à croire, mais rire à gorge déployé, on l’a rarement fait en famille. Et la première fois que j’ai entendu son rire, j’ai eu envie de pleurer…enfin, on partageait quelque chose. 

Ici, entre nous,  je leur dis que je les aime, à ma façon, mais que je les aime, c’est au moins une certitude."