17 août 2008
Flûte, j'ai fait une motte !
Qui dit vacances, dit retour de vacances !
Après deux semaines de farniente au soleil, j'ai repris le chemin de la capitale vendredi soir, après quatre jours en pleine campagne, via un TGV Avignon-Paris. J'avais naïvement pensé que dans ce sens, un vendredi soir, le train sera calme et plutôt vide mais il était au contraire bondé d'une faune bronzée, en tong et polo Ralph Lauren, sac de golf à la main, Ray Ban sur la tête.
En quelques heures je venais de passer de la vue des vignes provencales à une vision d'horreur : le parisien de retour de vacances dans le Luberon. Ok, ok, techniquement parlant, je fais moi aussi partie de la bande, je vis à Paris et j'ai passé quelques jours dans le Luberon. Mais je n'appartiens en rien à cette troupe, qui se reconnait à ses chaussures bateau portées sans chaussettes et son brushing même chez les hommes.
Je suis passée d'une zénitude qui n'avait rien à envier à celle du Dalaï Lama à une rage telle que les trois heures de train ont été un enfer. Je me transformais heure après heure en une cocotte minute mysanthrope et bourrue. Arrivée à Paris, sur le quai, j'ai constaté que tout le monde portait sur le visage, la même mine déconfite qui annonce le retour du boulot. Je me suis dit que nous étions tous dans le même bateau après tout, celui des vieux enfants qui n'ont pas envie que la récréation se termine. Je me suis dirigée vers ma voiture pour rentrer chez moi, dépitée.
Pour me consoler, j'ai cuisiné hier de jolis petits Cupcakes, dont je vous donnerai la recette un de ces jours, accompagnée de photos. N'étant pas une grosse gourmande, je les offrirai, mais j'aurais eu un immense plaisir à les cuisiner. Ahhh, les petits plaisirs de la vie...
13:56 Publié dans BLA BLA BLA, COUPS DE GUEULE, Loisirs, PARIS, OH LA LA ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22 mai 2008
Jeux de mains
Hier soir j'ai eu le bonheur d'aller me faire masser dans un institut parisien, pendant une heure. Au programme, un massage Thaï aux huiles essentielles. Après coup, je garde un bon souvenir de ce massage qui m'a détendue et permis de m'évader pendant 60 minutes mais dans le détail j'ai quand même été déçue par de multiples détails de mauvais goût qui aurait pû ruiner ce moment de détente.
L'institut en question, dont je ne citerai pas le nom, est tout petit et la seule salle de massage se trouve être collée à l'accueil. Résultat, à peine étais-je installée sur le matelas de massage que j'ai compris qu'il allait me falloir une bonne dose de déni ou une paire de boule Quies pour oublier le son de la voix de la standardiste et des clients qui vont et viennent dans l'institut.
La masseuse arrive avec un petit plateau sur lequel reposent les huiles. Elle s'installe et commence le massage au son d'une musique traditionnelle Thaï qui me plonge directement dans l'ambiance. Malheureusement ses gestes sont maladroits et les huiles froides, l'effet escompté tombe donc à plat et au lieu de se détendre, mon corps se contracte et se rebelle.
Je me dis que j'aurais dû choisir une valeur sûre, un institut de renom, au lieu de choisir au hasard dans mon guide Wonderbox... Le massage continue et j'ai l'impression d'être au lit avec un mauvais amant, je n'ose évidemment pas lui dire d'arrêter et je ne voudrais pas la vexer.
Quand le morceau traditionnel s'arrête et que le son d'une musique baroque italienne résonne dans les haut-parleurs, je crois rêver ! Le charme est définitivement rompu. La masseuse m'étire les muscles et me broient les chakras au son d'Albinoni ! Je boue intérieurement et j'essaie de penser à autre chose.
Les minutes passent et finalement la musique Thaï revient. Cela me fait particulièrement plaisir car j'ai l'impression d'avoir été entendue. Je commence à me détendre et à m'imaginer dans une paillote à Bangkok... Le massage commence à faire de l'effet et je sens la détente s'installer. La masseuse le sent sûrement et les gestes se font plus sûrs et plus efficaces.
Plus qu'une demi-heure et je commence à me dire que j'aimerais que cela continue. Il est huit heures passées et je suis dénouée des orteils au sommet de la tête, je sens que l'énergie circule...Opération réussie.
Finalement, les massages c'est comme l'amour, tout est question d'ambiance d'imagination et de laisser-aller.
10:59 Publié dans BLA BLA BLA, Loisirs, ME, MYSELF AND I, WHY ? | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

